BORE-OUT : que faire pour gérer l’ennui au travail

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L’ennui au travail peut paraître une aberration compte tenu de la courbe du chômage et que l’on évoque plutôt le burn-out pour parler de l’épuisement professionnel alors que le bore-out est tout aussi grave car ce syndrome lié à l’ennui au travail toucherait près de 30% des salariés !

L’ennui au travail peut être vécu dans différentes situations, telles que :

  • vous manquez de travail pour occuper vos journées,
  • vous êtes est mis au placard et perdez vos responsabilités,
  • vous êtes surqualifié pour le poste occupé et vous vous ennuyez,
  • Vous n’avez aucun intérêt pour votre travail et l’ennui vous guette petit à petit.

Toutes ces situations sont difficiles à vivre car c’est presque honteux de s’ennuyer dans son travail ou de passer ses journées sur internet à attendre l’heure de partir.

Sauf que tôt ou tard, vous risquez soit de vous rendre malade physiquement et psychologiquement, soit de perdre votre emploi par votre démotivation.

Alors que faire pour en sortir ou du moins pour gérer au mieux ce phénomène ? Ce n’est pas facile à aborder avec son entourage qui pourrait vous répondre que vous avez déjà bien de la chance d’avoir du travail !

C’est quoi le bore out ?

Ce terme vient de l’anglais « to bore » qui signifie s’ennuyer. On parle du bore-out depuis que deux consultants suisses, Peter Werder et Philippe Rothlin, ont publié un ouvrage sur le sujet en 2007 « Diagnosis Boreout » pour qualifier ce syndrome d’épuisement professionnel par l’ennui car les personnes qui en souffrent ne sont pas assez sollicitées.

Comme le travail est devenu synonyme d’épanouissement, de plaisir, d’évolution de carrière mais aussi de performance, l’ennui au travail va à l’encontre de ces ambitions professionnelles. Ne pas avoir assez de travail ou faire des tâches qui manquent d’intérêt est ressenti comme une absence d’estime et de reconnaissance qui fait que la personne doute d’elle-même, de la valeur ou du sens de son travail.

N’étant pas assez occupées, les personnes vivent une forte tension psychologique car elles font tout pour faire semblant d’avoir suffisamment de travail et c’est le bore-out !

Impact de l’ennui au travail sur la santé

Les conséquences du bore-out sont pire que celles du burn-out ! Passer ses journées à s’ennuyer serait aussi nocif que de trop travailler car le temps de souffrance est bien plus long !

Pour donner le change, les personnes qui souffrent d’ennui au travail mettent alors en place des stratégies pour faire semblant de travailler : couvrir leur bureau de dossiers, avoir toujours un fichier de travail ouvert, simuler une surcharge de travail …

Mais à terme, cela devient un trouble psychologique difficile à vivre et qui génère des états tels que :

  • Peur de perdre ses compétences
  • Difficultés relationnelles avec des collègues débordés
  • Perte d’estime de soi
  • Peur de perdre son travail
  • Fatigue
  • Stress
  • Dépression

Quels sont les symptômes du bore-out ? Crises d’épilepsie, vertiges, tremblements, perte de mémoire. Le risque de maladies cardio-vasculaires serait multiplié par trois chez ceux qui y sont exposés.

Les personnes en arrivent à la dépression grave si elles ne modifient pas cette situation.

Quelles solutions pour sortir de l’ennui au travail ?

Pour éviter le bore-out aux salariés, lutter contre l’ennui au travail devrait incomber à l’entreprise qui doit régulièrement  procéder à des entretiens d’évaluation pour favoriser la motivation au travail via de la formation, de nouvelles tâches, des réorganisations de poste ou la mobilité interne. Mais évidemment, ce n’est pas le cas dans toutes les entreprises.

Cependant les personnes concernées peuvent également agir de leur propre initiative sans attendre que la situation se dégrade. Il est d’abord conseiller de dialoguer avec son supérieur pour chercher à remédier au problème.

Sinon, il faut aller voir plus loin : le supérieur de votre supérieur ou les ressources humaines En l’absence de résultat :

Vous n’avez pas assez de travail : Vous pouvez envoyer à votre l’employeur un courrier recommandé dans lequel vous lui exposez la situation en lui faisant comprendre que cela ne peut pas continuer car cela porte atteinte à votre santé. Vous pouvez aussi prendre rendez-vous avec le médecin du travail.

Vous manquez d’intérêt pour votre travail : si vous ne pouvez pas obtenir des tâches plus intéressantes au sein de votre entreprise, il va falloir envisager de postuler ailleurs !

Dans les deux cas, changer de travail est la meilleure solution. Cela va devenir un nouveau projet professionnel qui va vous occuper l’esprit et vous motiver à vous lever le matin.

Mais quand on est dans la même société depuis plusieurs années, ce n’est pas facile de chercher un nouvel emploi car on a perdu certains repères. Je vous recommande de lire mes articles sur le sujet.

Sinon vous devez accepter la situation et trouver des solutions pour occuper vos journées ou votre mental. Voici quelques propositions :

Aidez vos collègues

Plutôt de que rester à « rien faire », cherchez s’il y a  des collègues débordés autour de vous. Vos collègues vous en seront reconnaissants et vous développerez de nouvelles compétences.

Formez-vous

Vous pouvez développer de nouvelles compétences professionnelles en suivant des vidéos sur YouTube ou en vous inscrivant à des MOOC (cours en ligne).

Soignez vos profils sur les réseaux sociaux

Les réseaux sociaux Viadeo, LinkedIn ou Twitter sont des plateformes idéales pour faire de la veille et développer votre réseau professionnel. Passer du temps sur ces réseaux est enrichissant en terme d’information mais aussi de contacts potentiels pour votre carrière.

Si vous passez à l’étape changer de travail, il faut savoir que la plupart des recruteurs consultent le profil des candidats sur les réseaux sociaux. Il est donc vivement recommandé d’avoir un profil attractif qui démontre votre expertise.

Si vous avez besoin de coaching sur les réseaux sociaux, n’hésitez pas à me consulter sur mon site Comm’alliances.

Préparez vos prochaines vacances

Plus ludique, quelle nouvelle destination pour vos prochaines vacances ? La choisir, vous documenter, construire votre voyage … De quoi vous occuper agréablement !

***

Quelque soit la façon dont vous vivez votre ennui au travail, essayez d’en sortir car tôt ou tard cela aura des conséquences sur votre santé ou votre vie professionnelle.

Pour la petite histoire, je n’ai pas rédigé cet article par hasard. J’ai été victime de l’ennui au travail par manque d’intérêt pour les tâches qui m’étaient confiées. Mais je m’accrochais à mon poste par sécurité financière. Résultat : mon manque de motivation m’a conduite à la rupture conventionnelle à l’initiative de mon employeur. J’ai donc perdu mon job ! Mais cela m’a amenée à créer ce blog et à me reconvertir dans le domaine du webmarketing.

Et vous comment vivez-vous votre ennui au travail ? Quels sont les conseils que vous pourriez apporter à cet article ? Partager dans les commentaires !

Pour aller plus loin

Cet article m’a valu d’être invitée, avec Sylvie Simon, sur RCF radio pour parler de ce sujet ! Retrouvez-nous sur https://rcf.fr/vie-quotidienne/quest-ce-que-le-bore-out.

 

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53 réponses à BORE-OUT : que faire pour gérer l’ennui au travail

  • Voila une réalité qui fait fi de tous les tabous.
    Vos conseils sont judicieux encore une fois marie pierre vous donnez du sens au non sens dans le travail et la place des réseaux sociaux un atout pour aller vers la performance…de soi et du collectif
    Sylvia

  • Bonjour
    Cadre dans la fonction publique territoriale de 56ans, je suis concernée par le bore out : trop vieille pour une formation en vue d’un changement de voie (mon employeur de toute façon ne suivrait pas), trop jeune pour la retraite (encore 9 ans)
    Supérieur hiérarchique soutenu par le DG, médecin du travail également, syndicats « vendus » et sans pouvoir
    Que faire ?
    merci de me dire

    • Bonjour Marie,

      Tout dépend si votre bore-out provient d’un travail qui vous ennuie ou si vous n’avez pas assez de travail pour vous occuper ?

      Dans le premier cas, il faut trouver à l’extérieur des activités qui vous procurent un sentiment de satisfaction, ce peut être aussi des activités bénévoles. Dans le deuxième cas, il faut trouver à s’occuper soit en aidant des collègues ou soit en lisant des ebook sur votre ordinateur.

      Avez-vous pensé à une activité que vous pourriez développer en auto-entrepreneur ? Cela vous permettrait de focaliser votre attention sur un projet qui pourrait à terme remplacer votre travail actuel en attendant la retraite.

  • Excellent article! Moi je dis toujours qu’il faut trouver cet équilibre compliqué entre: assez de travail pour ne pas s’ennuyer et avoir des tâches stimulantes, sans pour autant tomber dans le « burn-out ». Ce phénomène dont vous parlez va surtout concerner les jeunes employés d’aujourd’hui, peut-être plus susceptibles à s’ennuyer et à voir leurs attentes du monde du travail (beaucoup de fois irréalistes) non satisfaites.

    • Merci Emilie pour ce partage.

      Effectivement les jeunes générations ont des attentes différentes vis à vis du travail alors que ma génération était très contente d’avoir un travail et ne se posait pas de questions existentielles sauf que cela nous rattrape à un moment car notre travail ne comble pas nos aspirations. Cela se traduit souvent par des problèmes de santé ou une reconversion professionnelle pour être aligné avec qui on est.

  • Je connaissais le Burnout mais pas le Bore-out. Les conséquences sont assez identiques : mal-être, stress, dépression, etc. Cela nous rappelle qu’il est essentiel de travailler sur le bien-être des employés.

  • Bonjour,
    Je me sens tellement concernée par cet article… Malgré mes 23 ans à peine, et seulement un an dans mon poste je me sens démotivée. Il y a des jours où je vais avoir assez de travail pour m’occuper donc je vais moins y penser mais malheureusement les 3/4 du temps je n’ai rien à faire et j’attends le travail. Comme tout de suite justement. Je me remets énormément en question notamment sur le domaine dans lequel j’ai choisi de travailler et pour lequel j’ai obtenu ma Licence Pro. Lorsque j’ai du travail à faire je n’utilise qu’une infime partie de ce que j’ai appris à l’école. Mon diplôme ne sert à rien alors que mon patron m’a recruté par rapport à ça… Je passe mon temps sur internet, sans que l’on ne le remarque bien sûr, à chercher un métier qui me correspondrait mieux. Passionnée par les animaux et ayant déjà 3 chiens à la maison je pensais me reconvertir dans l’éducation canine mais c’est tellement compliqué de se reconvertir. Par où commencer ? Je ne peux pas me permettre de démissionner et de plus avoir de salaire. Et avoir galérer pendant mes années d’étude pour complètement changer de direction maintenant me fait hésiter. Je suis complètement perdue, plus envie de rien sauf de rester chez moi à m’occuper de mes animaux. Les larmes montent dès qu’on me demande comment ça va. Désolé pour ce pavé mais je pense que ça avait besoin de sortir…

    • Merci Morgane pour ce témoignage terrible à lire !
      Que faire ? Comme vous j’ai passé des années à m’ennuyer dans mon travail !
      Si vous êtes passionnée par les animaux et que votre voie est dans cette direction, vous devez tout faire pour y aller !
      Ne commencez pas à dire que c’est compliqué, oui c’est sûr que l’on passe par une zone d’inconfort mais vous êtes jeune et ne gâchez pas votre vie à faire un travail qui ne vous épanouit pas !
      Maintenant si changer de voie vous paraît difficile, vous devez au moins tout faire pour changer d’employeur. Vous avez a priori le temps de chercher un nouveau poste.
      Faites vous aider par des professionnels qui vous coacheront pour vous permettre de sortir de cette situation.

    • Bonjour,

      Je suis dans le même situation que vous. Fonctionnaire et âgée de 26 ans, mes taches se limitent à traiter 4 ou 5 factures par jour ! Je passe mon temps sur Internet et je regarde l’heure toute les 5 minutes. J’ai décidé de reprendre mes études et d’évoluer professionnellement pour j’espère trouver un poste plus enrichissant et surtout plus dans la fonction publique.
      Je pense que vous devriez envisager une reconversion professionnelle et quitter cet emploi a tout prix !

  • Bonjour,

    Je me sens également tellement concernée par cet article! J’en pleure le matin avant d’aller travailler! Je ne sais plus quoi faire, je cherche un autre travail mais les opportunités ne se bousculent pas malheureusement! J’en ai déja parlé plusieurs fois à mon employeur mais rien n’y fait je tourne en rond toute la journée! Je demande à mes collègues si ils ont des choses à faire et de temps en temps ils me donnes des tâches mais elles sont vite terminées! Au bord de la dépression si ce n’est pas deja le cas…

    • Je vous recommande également de travailler sur votre posture : ne plus vous lamenter et vous mettre en méditation, visualisation du job que vous aimeriez trouver et affirmations positives !
      Vous pouvez en attendant, cherchez à vous occuper dans du bénévolat pour vous sentir utile.

  • Merci pour cet article !
    Je vis cette situation depuis quelques mois lorsque j’ai été transférée de service suite au licenciement de mon chef… sur le papier, j’étais assistante de direction et je le suis encore… dans la réalité.. …la cata… je suis plus employée de bureau (sans critique aucune pour les employés de bureau, attention), je n’ai aucune tâche intéressante, aucune de possibilité de pratiquer les langues (j’en parle cinq), le service est vieillot, ennui total. Point positif : j’y ai gagné au niveau des collègues, plus sympas, et pas un nid de vipères comme avant.
    Je suis employée à 100% et je dois avoir du boulot pour du 20%… c’est terrible….
    Rajoutons le fait qu’on nous a sucré une semaine de vacances, je vous dis pas la démotivation !

    Le hic : je demande du travail à mes collègues « débordées », et tout ce qu’elles peuvent me donner c’est aller chercher le courrier, faire du scannage ou apporter des sandwiches lors des colloques. Super top au niveau épanouissement. Donc j’ai arrêté de demander….et ma foi, je m’occupe comme je peux. Je cherche ailleurs du travail, mais à 43 ans, et ayant pas mal bourlingué dans le monde ces dernières années (2010-2014…), cela bloque pas mal d’employeurs pour m’engager…voire même pour juste me rencontrer. Et le fait d’être fonctionnaire depuis un an n’aide pas non plus vraiment, je dois l’avouer.

    Bref, j’entame une formation en cours du soir dans la communication, en espérant que cela m’ouvrira d’autres portes.

    Merci de votre « écoute » 🙂 et de m’avoir aidé à mettre un nom sur cet ennui que peut de gens peuvent comprendre… « tu devrais être contente, tu as un bon travail, bien payé, bien stable ».
    Euh ouais en effet…super…au détriment de quoi ?!

    Bonne journée à tous.

  • j’ai 25 ans , je suis ingénieur et je suis victime du syndrome du bore-out car je trouve que le poste que j’occupe est inférieur a mon niveau , ou ,bien je ne m’épanouis pas asses , je pence que changer de travail est la meilleur solution .

  • Bonjour,
    je suis fonctionnaire et j’ai connu la limite du burn-out sur un poste qui me plaisait beaucoup mais que j’ai du quiter car ma santé n’a pas tenu le coup et aujourd’hui c’est le bore-out.
    Je travaille sur un poste ou je n’ai quasiment rien à faire de la journée, pour vous donner une idée sur ma quantité de travail au quotidien : aujourd’hui j’ai imprimé 1 mail !
    je m’étiole et en cherchant comment changer de profession, j’ai découvert que le bore-out existait.
    Aujourd’hui j’ai perdu toute motivation pour chercher un autre poste et je voudrais faire un autre métier dans la déco mais je n’ai aucune expèrience ni diplôme alors comment faire quand on a 50 ans.
    Merci pour votre réponse

    • Cela s’appelle la reconversion professionnelle.
      Quand on a une motivation plus forte que tout pour un projet, on met en place des actions, des rencontres … qui feront que l’on réussira !

  • Bonjour à tous je suis ravie de savoir que je ne suis malheureusement pas la seul dans cette situation. Pour ma part, je suis dans la même boite depuis plus de 15 ans, et je me suis vue progressivement régresser dans les taches qui me sont confiées : le manque de confiance s’est peu à peu installé, la démotivation, je ressens une grande fatigue, et un profond découragement.
    Merci à Marie-Pierre pour ce blog. Oui l’ennui au travail fait souffrir !

  • Bonjour à toute la gang,

    En effet je me retrouve dans tout ce que vous dites ici, je suis ingénieur, lors de l’entrevue pour l’emploi on a placé la barre haute, maintenant que je suis en poste, je me retrouve à faire des taches répétitives. au fait je suis au Quebec, les taches que je fais, n’importe qui qui sait manipuler une souris d’ordinateur pourrait le faire aisément. je suis démotivé au fond, je ne fais que regarder l’heure à laquelle je vais sortir. J’ai beaucoup de compétences qui ne sont pas exploitées. les conditions familiales ne me permettent pas de changer de travail pour le moment.
    je note que j’ai la 50aine. je fais semblant de travailler toute la journée. alors ça me tue. Quoi faire ?

  • Le bore out est un mal être que j’ai découvert il y’a quelques mois par « hasard » en tant que stagiaire au sein d’un grand cabinet Rh. Je m’ennuyais à mourir, entre la mauvaise ambiance et les photocopies ou alors le manque total de travail à force d’en demander à mes collègues. J’ai commencé à me sentir mal dans ma peau, je ne valais rien au sein de l’entreprise du fait que je n’apportais rien, j’ai frôlé un ulcère, penser au bureau me rendait malade… J’ai pris mon courage et j’ai mis fin à mon stage et un jour en voiture j’écoute des témoignages semblables à mon vécu et là on nomme « la chose » Bore Out.
    J’ai fais quelques recherches et j’ai décidé de plancher sur le sujet pour mon travail de fin d’études, alors si quiconque sait me conseiller en matière de livres traitant le sujet ce serait vraiment gentil.
    Ps: j’ai déjà noté les ouvrages de Christian Bourion et de François Baumann
    Merci à vous.

    • J’effectue également mon travail de fin d’études sur le bore-out. Comme toi, j’ai ces deux ouvrages ainsi que celui Christophe Desjours sur « travail: usure mentale », car il y parle de stress, et autres concepts.
      Il y a également celui de PHILIPPE ROTHLILN & PETER WERDER qui est en anglais (pas facile pour moi) Frouke Vermeulen a également écrit un ouvrage en néérlandais et a une page facebook sur le sujet.
      Si tu veux, nous pouvons échanger nos pistes ….

  • Bonjour,
    j’ai apprécié de lire cet article relatif au bore-out. Je pense que je bats une forme de record dans le domaine car depuis la fin de mes études (en 1995) je sais que ce métier d’informaticien m’ennuie. Il ne s’agit pas de sous-activité, mais d’un intérêt disparu pour un domaine technique. De plus, j’ai évolué personnellement pendant toutes ces années, ce qui a plutôt porté mon intérêt vers des questions sociales et environnementales, loin de mon monde professionnel.
    Mais un confort matériel, la culpabilité à en priver les enfants, l’inconnu derrière une réorientation, tout cela m’ont fait faire du surplace, jusqu’à une phase de dépression ces derniers mois. En vérité, j’ai suivi des petites formations, sans réussir à transformer l’essai.
    J’ai aujourd’hui les économies nécessaire à une année sabbatique, pour suivre une formation diplômante dans un domaine que j’apprécie. J’espère que cette fois le courage ne me manquera pas…

  • Recruté il y a une année dans un MINISTÈRE ! j’étais placardé avant même de commencer, mon chef de bureau a vu que j’étais motivé, il ne voulait pas partager les dossiers avec moi, il a changé de bureau et m’a laissé dans un bureau fantôme, j’ai parlé avec mes responsables mais aucune réaction.
    Aujourd’hui je passe mes journées sur internet, tous mes collègues travaillent et moi je fais rien; absolument rien !
    L’ennui me tue, et un sentiment de honte m’écrase, je crois que je vais pas tarder à sombrer dans une autre dépression.

    Que faire, je ne sais pas !

  • bonjour!

    merci bcp pour cet article qui permet de mettre non seulement un nom sur le mal dont on souffre, mais également de noter que nous ne sommes pas seul au monde….hélas….
    Depuis plusieurs moi maintenant, je vis cette situation d’ennui totale, je me lève le matin je suis fatiguée, je rentre le soir, je suis fatiguée…je n’ai qu’une envie….aller sur mon canapé. Ma vie est ennuyeuse à mourir…..normal je passse 8h par jour au travail….à m’ennuyer. Je suis dans une équipe de 5 personnes (mon chef y compris) et je suis la seule à 100% avec mon chef, mes collègues ayant des temps partiels. Nous avons toute la même fonction, mais avons des tâches différentes selon le jour de travail. en fait, un planning est établi et varie selon le jour; seulement le problème est que nous n’avons pas assez de job, et nous sommes très souvent tributaires du courrier reçu…donc si le planning du jour est de s’occuper des avis de paiement reçus pour la journée…et qu’il n’y a pas de courrier….et ben on n’a pas de job….:-(
    ce que je ne comprends pas, c’est que je suis la seule à m’ennuyer…j’ai même déjà entendu de la part de mes collègues qu' »elles étaient sous l’eau »…alors qu’il n’y a rien à faire…
    du coup, je me sens mal à l’aise quand j’entends cela, car n’ayant plus rien à faire, il arrive souvent que je parte à 16h…et encore, j’attends 16h…alors que je n’ai plus rien à faire depuis des fois 10h le matin…(nous avons un horaire libre, mais conseillé d’être au bureau de 9h à 16h).mes heures commencent à baigner sombrement dans le négatif, et je me sens également mal à l’aise avec ca…du reste c’est pour ca que je reste au job…pour faire mes 8h (en effet, comment expliquer que je suis en H nég. alors que d’autres ont des HSup…)
    je n’ai plus d’estime de moi, je me trouve nulle pour tout…et je n’ai pas l’énergie de chercher du travail ailleurs. J’ai déjà discuté avec mon chef plusieurs fois, en lui disant que je n’avais pas assez de travail, et de surcroît quand nous avons des stagiaires ou apprentis en plus). je lui ai demandé de me montrer ce qu’il faisait comme job pour le soulager, et tout….mais rien ne vient.
    aider mes collègues oui, mais faire du classement, de l’archivage ou des tâches que personne ne veut faire…non ca ne m’attire pas…..j’ai bcp plus de capacités que ca!
    Depuis l’été, j’ai pris la décision d’arrêter de me culpabiliser de partir à 16h et tant pis pour mes heures négatives…je me dis que mon travail est fait et donc qu’on ne peut rien me reprocher (j’essaie de m’en convaincre!!!)… j’espère que je vais tenir le coup et que les RH ne vont pas me tomber dessus car je suis en négatif…..désolée également pour le pavé, mais ca fait du bien de se lâcher…bon courage à tous!

    • Merci pour votre témoignage qui montre que le bore-out existe bien !
      Ne songez-vous pas à sortir de cette situation en cherchant un autre job ?

  • Bonjour,

    J’ai changé 6 fois de job pour me sortir de cet enfer de l’ennui au travail. Je suis adjointe administrative. J’ai 59 ans, il me reste 6 ans avant la retraite. Mon job est super bien payé. Vous comprenez mon désarroi après tous mes efforts pour changer d’emploi pour me sortir de ce mal si peu connu. C’est un tabou terrible. Je me sens aussi seule dans mon entreprise à en souffrir on dirait ce qui rend encore plus la situation insupportable. Si j’avais au moins une collègue qui partage cet état de fait et qui me le partagerait avec moi, ça m’apportait du réconfort car je sentir seule au monde à vivre cela et voir tout le monde autour de soi en train de travailler ça nous rend malade.

  • Très intéressant, merci beaucoup pour cette publication sur le bore out

  • Bonjour,Merci pour votre article qui, à moi aussi m’a permis de mettre un nom sur le mal être que je vis au quotidien : être sans travail, passer des journées entières à faire semblant de travailler, à faire des tableaux récapitulatifs inutiles, à surfer sur internet et à lire des e-books en douce sur mon PC en attendant qu’enfin la journée se termine. Je travaille dans le secteur public. Ce qui me mine, c’est de voir des collègues débordés, alors que tout ce que je demande, c’est d’avoir de quoi passer mon temps, même si ça consiste à classer, photocopier,… Quand je leur demande si je peux les aider, dans le meilleur des cas, on me répond « je ne sais pas, je vais voir » et bien sûr il n’y a pas de suite. Le plus dur, c’est l’attitude de certains qui me répondent sèchement « non ! » en mettant les deux mains sur leurs documents comme s’ils avaient peur que je les vole. J’en suis même venue à penser que c’était parce qu’ils me pensaient incapable, mais après les avoir observés (je n’ai rien d’autre à faire de toute façon), je me suis rendue compte que ce n’est pas dirigé contre moi, ils font ça avec tous les autres gens qui sont dans mon cas. On dirait que s’ils acceptent qu’on les aide, c’est faire aveu d’incapacité à gérer leurs tâches ! J’en ai déjà parlé à ma hiérarchie…qui s’en fout éperdument. J’ai déjà demandé une mutation : on ne me laisse pas partir (il faut un certain nombre de personne par bureau pour justifier certains postes de chef) ! Le pire de tout : si je ne demande pas aux autres pour les aider, on me le reproche (derrière mon dos : «elle ne fout rien et elle n’offre même pas son aide » ou alors « elle demande toujours à aider quand tout est terminé »… faux !), si on me surprend sur le net, on m’accuse de ne pas être productive… Depuis 2014, j’ai des vertiges violents et des tremblements et surtout d’énormes pertes de mémoire. Je me demande si ce n’est pas dû à cette situation. Mais que puis-je faire ? j’ai 45 ans, reconversion impossible pour moi (m’a dit ma chef de division), dans le privé on ne cherche que des jeunes, la fatigue marque mes traits, j’ai l’air d’un zombie qui voudra me recruter ? Suivre des cours du soir, faire du sport : je rentre chez moi à 18h tous les jours, PHYSIQUEMENT épuisée par un long trajet et une journée d’inactivité… paradoxal !

    • Merci Laura pour votre témoignage.

      Le bore-out mène aussi à l’épuisement professionnel et occasionne des troubles physiques et je ne suis pas étonnée de votre état.
      Cet état ne vous permet pas de prendre du recul pour réfléchir à votre situation et trouver des pistes pour en sortir.

      Profitez des vacances et des WE pour chercher ce qui vous fait « vibrer » et de voir comment vous pourriez relier ce que vous aimez à une activité professionnelle.
      Cela demande de sortir de sa zone de confort et d’affronter des doutes et des peurs mais c’est à ce prix que vous arriverez à retrouver une vie sereine et épanouissante.

      Sylvie Simon peut vous apporter une aide sur ce blog, n’hésitez à nous envoyer un message via la page contact.

      Bon courage à vous.

      Marie-Pierre

  • Bonjour, merci de votre article.. J’ai 45 ans et je suis assistante juridique dans un cabinet de propriété industrielle. J’ai changé de boîte il y a 2 ans, mais pas de métier. Dans mon précédent emploi, j’avais beaucoup de travail, c’était intéressant, mais j’étais largement sous-payée par rapport à mes compétences et au travail fourni. Dans mon nouveau job, le travail est réparti différemment, et du coup, je me retrouve à ne faire qu’une partie de ce que je faisais avant et donc je m’ennuie énormément. En moyenne, je travaille moins qu’un mi-temps. Il m’arrive de passer des journées à ne strictement rien faire. Je ne comprends d’ailleurs pas mes collègues qui ont exactement la même charge de travail que moi et qui se disent débordées… Bref, j’envisage de changer (encore) de travail mais ça me gène par rapport à mon patron qui m’a recrutée et qui est super. Je sais que je vais le décevoir. Autre problème, je suis désormais relativement bien payée, et ce genre de poste ne court pas les rues dans ma région.. ça va donc être difficile. Je n’envisage pas pour autant de changer de métier. Bref, je vais d’abord lui en parler lors de l’entretien annuel de janvier, mais je ne vois pas ce qu’il pourra y faire…J'(en ai parlé au médecin du travail qui m’a dit ne pas savoir quoi me dire, à part en parler à mon patron. Çà devient compliqué, car la situation a tendance à me fatiguer.

  • Bonjour,
    Merci pour votre blog et pour tous les témoignages reçus.
    Moi, je suis en plein bore-out. J’ai 45 ans. Après 8 mois passés au chômage, j’ai accepté ce poste qui ne me correspondait pas du tout. J’ai très vite compris qu’il n’était pas fait pour moi. Plus de responsabilités, plus besoin de parler l’anglais, plus d’usage de SAP… Mais ça fait plus de 4 ans que j’y suis maintenant et je n’en peux plus tellement je m’ennuie. Je suis sous anti-dépresseurs depuis 18 mois (médicaments que je n’avais jamais pris par le passé) suite à des insomnies et des crises d’angoisse.
    Je m’ennuie parce qu’il n’y a pas assez de travail et par son manque d’intérêt. J’en ai parlé à ma hiérarchie plusieurs fois qui me dit de ne pas m’inquiéter. Que ça va passer. Qu’il y a des moments plus chargés que d’autres… Mais ça ne passe pas. J’ai appris récemment que toutes celles qui avaient occupé ce poste avant moi étaient parties pour les mêmes raisons : l’ennui, l’absence d’intérêt et la routine.
    Vous me direz que la solution est de quitter cet emploi qui me détruit mais le comble, c’est que je suis très bien payée, à 20 minutes de chez moi et j’ai des collègues et un patron supers !
    Mon psy me dit de bien réfléchir (on sait ce qu’on laisse mais on ne sait pas ce qu’on retrouve), des conseillers de l’Apec me disent la même chose, (il parait que je suis comme une petite fille devant plein de cadeaux de Noël qui ne s’y intéresse plus 1 heure après les avoir ouverts !) Du coup, je culpabilise de penser ça. J’essaye tous les matins de trouver des qualités à mon job mais je n’y arrive plus. Ca me provoque des crises d’angoisse et même des idées noires 
    Personne ne me dit : je te comprends. L’ennui est mortel. Ne culpabilise pas. Aie confiance en toi et part ! Il y a certainement d’autres entreprises où il fait bon vivre et où tu pourras t’épanouir.
    Qu’en pensez-vous ?
    Merci.
    Nathalie

    • Bonjour Nathalie,

      Effectivement vous avez de bonnes conditions de travail mais qui ne donnent pas de sens à votre vie professionnelle.
      Soit vous l’acceptez, soit vous recherchez une entreprise qui offre les mêmes conditions avec un poste épanouissant !

  • Moi aussi je suis dans ce cas depuis plusieurs mois.
    Je suis fonctionnaire titulaire en catégorie B et je travaille dans l’informatique. J’ai 32 ans et ça fait 11 ans je j’y bosse. Aujourd’hui mes journées se résument souvent à surfer sur internet, je n’ai jamais beaucoup de travail et je rentre chez moi avec la sensation d’être complètement inutile à quoi que ce soit. J’ai choisi la voie de la fonction publique car je voulais faire du service et pas être dans une spirale d’objectif de vente/bénéfices. et bien aujourd’hui je ne m’y retrouve pas. les taches que je réalise sont basique et je me sens pas dans mon élément. Je demande du travail à mes responsables qui ne m’en donnent pas vraiment plus, ou alors juste des petits boulots que je termine en quelques heures. Coté rémunération je dois gagner 300 euros de moins que tous mes collègues pour grade équivalent, et ça me frustre, mais j’ose pas demander de prime vu que je bosse pas…
    Le plus dur c’est que j’ai honte d’en parler, autour de moi mes collègues ne semblent pas dans le même cas, ou alors ceux qui le sont en sont content. Je culpabilise aussi envers ma femme qui bosse non stop toute la journée avec 20min de pause pour manger…alors que moi je me creuse la tête pour trouver comment m’occuper.

    Aujourd’hui j’ai vraiment envie de faire autre chose, l’environnement et sa protection m’intéresse, mais bon c’est compliqué d’évoluer, démissionner est impossible, j’ai eu ma titularisation, j’ai réussi mon concours et je suis dans le service public aussi pour ma vie de famille, mais le boulot que je fais est trop inintéressant. Quand je regarde des émissions comme des racines et des ailes et que je vois tous ces agents publics qui œuvrent pour notre patrimoine je les envies tant. J’ai vraiment l’impression que la fonction publique est très touché par ce phénomène, rappelez vous du livre Absolument Dé-Bor-Dé… chez nous c’est pareil les projets s’étalent sur des mois voire des années et parfois sans rien au bout. c’est très fatiguant et peu valorisant.

  • Bonjour,

    J’ai 50 cette année, et je travaille depuis 2003 dans une petite entreprise. L’an dernier le gérant a passé la main à 3 jeunes. Ils n’ont jamais fait de rencontre pour connaître leur façon de travailler malgré mes demandes ; je suis assistante de direction et le plus souvent je ne connais pas leur emploi du temps. Le gérant actuel est âgé de 32 ans et arrive au bureau entre 11H et midi…. on ne fait pas de point journalier et encore moins de rencontre annuelle pour une évaluation PRO. Longtemps je me disais que cela va s’améliorer mais je constate qu’avec le temps, cela s’empire.. Je ne connaissais pas le BORE-OUT et c’est un hasard que je reçois une invitation à une conférence dans quelques jours.
    Merci pour tous les témoignages, cela me prouve que je ne suis pas la seule dans la situation. J’ai d’ailleurs commencé à faire des démarches pour m’en sortir. J’ai vu un conseiller en formation qui m’a donné quelques pistes à explorer.

    • Merci pour ce partage et bravo pour votre décision de sortir de cette situation plutôt que de la subir.
      J’espère que tous les témoignages sur cet article et notre émission vous aideront à trouver des solutions !

  • Bonjour et merci pour cet article, je prends note des idées bien que ma situation de bore out dure déjà depuis plusieurs années. Effectivement, j ai une reconnaissance travailleur handicapé (handicaps invisibles) et le medecin de la médecine du travail a aménagé mes horaires donc je ne fais plus de permanence 10h 19h (1jour par semaine) et un samedi 10h19h par mois, je possédais également des cloisons en plexi glass autour de mon bureau pour atténuer le bruit et c est là que mon. Isolement a commencé.
    Au delà de l isolement physique, de la part de ma manager, ma n+1 et des autres managers a coté de mon bureau, j étais devenu une bete de foire et tout le monde venait me voir dans mon « bocal ». J ai subi donc également un isolement moral, car j étais differente.
    Meme si j ai fait retirer ces cloisons aujourd hui je continu d etre une personne malade donc pas interressante, on ne me delègue aucunes taches annexes, ni de formation, de réunions, on ne me fait plus participer a la vie du bureau. Est ce une directive manégarial pour faire craquer le salarié ? Bien sur, on s adresse a moi qd vraiment c est urgent et qu il ne reste plus que moi. J en ai dejà parler au medecin du travail mais rien de change……c est de ma faute je suis malade invisible donc pour les responsables je suis une fénéante avec 19 ans d ancienneté. Il faut le voir pour le croire, je vous passe les regards lancés ou évités pour ne pas me parler et les commentaires a voix basse. J ai tout tenté meme de postuler a un autre poste mais ils ne veulent pas m aider ds mes recherches ou mes entrainements d entretiens. Ils me bloquent meme a la drh pour évoluer……j avoue que ça fait trés longtemps que ça dure et j ai plus de solutions…

  • bonjour
    comment passer son temps sur internet, se former, ou peaufiner son profil Linkedin, ou développer un projet d’entreprise …etc … en open space ? c’est plus difficile que de rester scotchée sur un tableau Excel, en remuant la souris de temps en temps pour éviter le mode veille …
    la santé se dégrade fortement, sommeil difficile, fatigue incompréhensible, mésestime de soi … mais j’ai l’impression que les médecins ne sont pas formés à ce type de mal tellement incongru dans notre société ? ou ils ne traitent que lorsque la personne est franchement en dépression ?
    comme lorsqu’on attend que vous ayez un IMC d’obèse au lieu d’anticiper en traitant le surpoids ?
    Avant j’étais bien notée, mais depuis un arrêt maladie (3 mois), je suis placardisée
    on me pousse dehors en faisant une pression forte quotidienne, qui pourrait d’apparenter à du harcèlement, mais dès que je trouve un job dans une mobilité interne, les RH déconseille mon embauche … (ce n’est pas de la paranoïa, on m’en a fait part … mais cela ne sera pas écrit …) je n’ai plus rien à faire et mes collègues sont vraiment surchargés, ils me donnent des petits travaux mais c’est compliqué de rester discret
    j’ai 55 ans, je ne vais pas démissionner … donc qu’est-ce qu’ils attendent de moi ?
    ça dure depuis deux ans …

    • Bonjour,

      Merci pour votre témoignage.
      Nous avons apporté beaucoup de réponses et de conseils dans notre article, notre interview et nos commentaires.
      Bien sûr que chaque situation est différente et plus facile de gérer le bore-out dans un bureau individuel qu’en open space !

      Vous trouverez bientôt sur ce blog des accompagnements proposés pour vous aider à sortir de vos situations de mal-être au travail.

  • je vous remercie pour cet article édifiant, je vis cette terrible situation. j ai récemment immigré au canada ( en provenance d Afrique) j avais un super bon poste mais bon pour des raisons qui me sont propres ( j ai 3 enfants pour qui je souhaite un meilleur avenir) j ai immigré avec ma famille. Alors étant Immigrante pas évident d avoir un boulot dans son domaine et de surcroit dans une super bonne boite. alors ce fut mon cas !!! Chanceuse on me dira 🙂 mais en réalité j ai eu ce boulot dans mon domaine mais je ne fais a peine un quart de ce que je faisais en Afrique. alors le boulot commence a 9h et fini a 17h00 mais moi j ai finis a 10h00…. et la je reste la a tourner en rond. j ai cru comprendre qu il était mal vu de se balader dans les couloirs des bureaux ici au Canada au risque de passer pour une bonne a rien. je me suis rapproché des collègues pour aider au debut je faisais de l archivage… classement de boulot…. pas facile je ne sais plus quoi faire. j ai expliqué ma situation a mon superieur qui m a expliqué que c est pour pour une periode et que les choses devraient changer d ici quelques mois. au fait j avais oublié: il ya eu une collegue qui a démissionné et j ai récupéré une partie de ses activités mais meme avec cela je finis a 10h00…. Aidez moi. je suis dans une situation ambiguë. il faut avoir une expérience canadienne avant de chercher autre chose… alors que dois je faire

    • Bonjour Isy,

      Nous avons apporté de nombreux conseils pour gérer ce type de situation et il y a aussi notre émission radio que vous pouvez écouter.

      Vous devrez soit prendre votre mal en patience pour que la situation évolue, ou attendre pour pouvoir avoir une expérience et postuler ailleurs mais vous avez déjà pu trouver un poste sans expérience au Canada alors pourquoi ne pas essayer de trouver un autre emploi ?

  • bonjour. je viens de tomber sur ce blog et là … je me sens moins seule.
    je vis exactement ce que vous décrivez : pas assez de boulot.
    sur une journée de 7h, si j’ai 2h de travail effectif, c’est merveilleux !
    je n’en peux plus !! et bien sûr, je n’ose pas en parler. trop peur de la réaction.
    le pire, c’est que ce n’est pas la 1ère fois que cela m’arrive. j’ai eu différents postes dans ma carrière et à chaque fois c’était pareil. pas assez de travail pour m’occuper. je dois aller trop vite !!! lol (je suis secrétaire)
    c’est très pesant. je suis sur internet toute la journée. c’est épuisant. et ces heures qui ne passent pas …
    je suis à la recherche d’un nouvel emploi. je n’ai qu’une envie : partir !
    ce qui est dingue, c’est que je n’ose pas en parler à ma hiérarchie. mais y’a une chance sur 2 pour que ce soit très mal reçu. je ne me fais pas d’illusions. et j’ai besoin de mon salaire…
    évidemment, je vous écris pendant mes « heures de travail » …

    • Bonjour,

      je te souhaite beaucoup de courage capucine, je vis exactement la même chose en qualité de responsable ressources humaines, pas de travail, bloqué par ma supérieur que ne me délègue absolument rien ! de peur que je sois meilleur qu’elle peut être !
      bref je n’en peux plus et je cherche ailleurs ..

  • S’occuper pendant que l’on a rien à faire a ses limites. La solution est le télétravail ! Quand l’employeur n’a pas de travail a nous donner ou que la charge de travail est minime au point de trouver de l’ennui, il est essentiel de pouvoir rester chez soi. Il est épuisant de devoir se rendre au travail sachant que l’on a rien à faire (ça m’arrive de temps en temps). L’employeur doit respecter son obligation de fournir du travail à un salarié (L’arrêt N°08-45298 de la Cour de Cassation du 17 février 2010). S’il ne fournit pas de travail à son salarié, le salarié devrait avoir la possibilité de rester chez lui en « télétravail » avec une clause de désengagement de la responsabilité de l’employeur envers le salarié en cas d’accident.

  • Bonjour,

    Cela fait un mois que l’ennui au travail m’a touchée et cette sensation de perte de temps, d’inutilité est tout simplement horrible! J’ai tourné tout cela dans ma tête, écrit des pages et des pages pour me libérer de ce ressenti négatif et j’en suis arrivée à me dire: pourquoi devrais-je supporter cette situation, qu’est-ce que j’ai à perdre et à gagner?

    Je n’ai qu’un chose à dire: surtout ne laissez pas l’absence de travail vous bouffer. Alors oui, votre employeur doit vous fournir du travail mais le mieux est de préserver votre santé et d’être à votre écoute, en phase avec vous même. Il faut dépasser ses peurs car un changement de poste ce n’est pas toujours facile et évident mais allez y, vous n’avez rien à perdre et tout à y gagner: confiance et estime de soi, mieux-être …

    Me concernant, je ne veux pas me rendre malade pour une entreprise qui est incapable de m’apporter des mission en adéquation avec mes compétences, qui me placardise un peu plus chaque jour.

    Je vous souhaite du courage.? Faîtes vous confiance !!!

  • Merci beaucoup pour ce blog.

    C’est tellement rassurant de voir que je ne suis pas seule dans mon cas. En même temps, flippant, car nous sommes tous payés à rien faire…

    Dans mon cas précis je suis assistante de direction dans une grande boîte depuis 11 ans. Je changeais de poste en interne tous les 2,5-3 ans. Mon dernier poste était très sympa, dans une bonne équipe, internationale, mon boss était américain. Super, travail varié, charge de travail suffisante mais pas insupportable, donc parfait. En novembre dernier, on m’a proposé un poste pour travailler avec un grand patron, parce que la carrière d’une assistante c’est ça aux yeux des RHs et collègues: plus le patron est haut placé, mieux c’est. Alors on m’a dit que ce serait super, le patron est sympa, je serai en binôme avec une autre assistante du N+1 de mon chef…

    Après plusieurs semaines de réflexion j’ai accepté, en tout cela malgré le fait que toutes mes « fibres intuitives » me disaient de ne pas y aller… Mais bon, je me suis fait embobinée, puis les autres te disent aussi, ah c’est bien, tu vas travailler avec les gens brillants…

    Quelle quiche!! Je m’en mords les doigts aujourd’hui. Je me suis en fait totalement plantée. Je parle 4 langues, j’ai par le passé géré des événements, des projets, j’étais autonome dans mon travail. Mes chefs me disaient que je pouvais évoluer pour devenir chef de projet etc.. Et là… Je fais du café le matin, je lave les tasses, j’imprime qqs papiers à la signature de mon chef, je déplace qqs réunions dans Outlook. Et le reste de temps; comme vous qui avez témoigné sur ce blog, je sur sur Internet, je lis les news, les articles, je regarde les vacances, j’achète en ligne des trucs dont je n’ai pas besoin. Je suis obligée de faire semblant et de rester souriante. Toute ça en faisant des horaires à rallonge car notre super boss commence à 8h et peut parfois terminer à 20h voir plus. C’est insupportable.

    J’ai donc entrepris un bilan de compétences en dehors de mon entreprise. je vais y voir plus clair après. Sinon le moment de ma revue mi-année s’approche, je vais en parler à mon boss en y mettant des formes. Mais il est clair que si à la rentrée rien ne change, je vais chercher autre chose en interne, et je m’en fous de qui va penser quoi.. C’est une question de survie et de santé mentale!!! Bon courage à tous! On va s’en sortir.

  • Bonjour,
    Je viens de lire le livre « Bore out, burn out et RPS » et je me suis retrouvé dans votre article ainsi que dans cet ouvrage. C’est terrible tant il y a de gens qui souffrent au travail Je souhaite bon courage à tous ceux qui subissent un environnement démotivant.

  • bonjour,

    7 mois que je suis dans cette société qui ne soucis absolument pas de mon intégration, victime d’une directrice financière qui ne me délègue aucun tâche, je n’ai aucun travail, je suis obligé de travailler sur des projets qui ne verront peut être jamais le jour! le pire c’est que cette femme qui me sert de responsable et la femme de l’expert comptable de l’entreprise donc je résume « intouchable » je ne sais plus quoi faire ! je viens le matin en me demandant ce qu’il va se passer dans ma foutue journée de travail .. rien comme d’habitude, je ne sais pas ce qu’ils cherchent à faire ! est ce qu’ils attendent que je m’en aille car pas de travail pour moi ??? c’est une longue descente aux enfers que je traverse .. je n’en peux plus !!

    • Bonjour,
      Mon seul conseil, organiser votre recherche d’emploi pour quitter cette entreprise avant de vous rendre malade !!
      Ecouter notre émission dans laquelle nous vous donnons de multiples conseils pour gérer cette situation.
      Marie-Pierre

      • une rupture conventionnelle serait l’idéale et je la saisirais avec grand intérêt … mais je ne pense pas qu’ils soient dans cette optique … je pense qu’ils attendent que je n’y arrive plus et que je démissionne !!! le pire c’est que mon salaire et plutôt très bon pour ce que je fais … retrouver au même salaire est assez compliqué ..
        Help please !

  • Bonjour,
    Je suis à la fois surprise mais aussi rassurée de lire tous vos commentaires à propos du bore out. Dans mon entourage personne ne vis ce que je vis au quotidien. La plupart sont à la limite du « burn out » alors dire autour de moi que je m’ennuie à mon travail est tabou.
    J’enchaîne depuis des années des petits jobs précaires ou je m’ennuie très rapidement . Le reste du temps ,je suis à la recherche d’un emploi (ou le temps est très long également) pour finir par trouver des missions intérim ou CDD sur des postes avec très peu d’activité et inintéressant. Je viens d’avoir 29 ans, diplômée d’une licence en marketing j’en arrive à un point ou je ne supporte plus d’être tout une journée devant un écran d’ordinateur à attendre. Je souhaiterai me lancer sur un métier plus manuel comme la cuisine car j’adore ça depuis toute petite. Mes proches me conseillent de me lancer dans cette idée et lancer un concept type une « petite cantine de midi » et je dois avouer que cette idée me plairait énormément. Mais la peur de me lancer, la peur de l’échec et l’enjeu financier du projet me bloque un peu…

    • Merci Laurène pour votre partage.

      Ce n’est pas facile de « sortir de sa zone de confort » pour se lancer dans une nouvelle activité …
      Se faire accompagner pour lever tous les freins et blocages est vivement recommandé pour réussir son projet.
      Nous avons tous les outils pour vous aider, n’hésitez pas à nous consulter via la page contact !

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