Harcèlement moral au travail

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Suite à la publication en 1998 de son livre « Le harcèlement moral, la violence perverse au quotidien », Marie-France Hirigoyen a reçu de très nombreux témoignages écrits, adressés par des victimes de harcèlement moral, et a mené une enquête. Elle analyse dans ce livre ce qu’est la notion de harcèlement moral.

Ce livre permet de comprendre ce qu’est une situation de harcèlement moral et comment elle se met en place.

Définition du harcèlement moral

« Le harcèlement moral au travail se définit comme tout conduite abusive (geste, parole, comportement, attitude) qui porte atteinte, par sa répétition ou sa systématisation, à la dignité ou à l’intégrité psychique ou physique d’une personne, mettant en péril l’emploi de celle-ci ou dégradant le climat de travail« .

Ce qui n’est pas du harcèlement moral

  • Le stress professionnel : même si la personne est accablée de travail dans de mauvaises conditions car il n’y a pas de malveillance, ni intention de nuire.
  • Le conflit: les reproches sont exprimés et on tente de résoudre le problème.
  • La maltraitance managériale: certain dirigeant caractériel font subir une pression terrible à tous les salariés mais c’est collectif.
  • Les agressions ponctuelles: C’est un acte de violence mais qui n’est pas répétitif.
  • Les mauvaises conditions de travail: un bureau étroit, mal éclairé avec un mauvais siège n’est pas du harcèlement sauf si un seul salarié est dans ce cadre.

Ce qu’est le harcèlement moral

Le harcèlement moral apparaît quand la personne visée perçoit de la malveillance et une intention de nuire à son égard : isolement, refus de communication, critique méchante, humiliation publique, insulte, violence. On empêche la personne de faire son travail dans le  but de se débarrasser d’elle, de l’obliger à démissionner.

Ce qui est terrible dans tous les témoignages, c’est que la personne se demande : « qu’est-ce que j’ai fait pour que l’on me veuille autant de mal ? » Elle ne comprend pas ce qui lui arrive car le but du harcèlement moral est de paralyser la victime pour qu’elle ne puisse plus se défendre et tombe malade.

Quelles sont les raisons qui poussent au harcèlement moral ?

1- Le refus de la différence. On est mis à l’écart parce qu’on n’est pas comme les autres : on dérange, on n’est pas assez performant, on fait trop de zèle. Le but du harcèlement sera de casser ou de se débarrasser des individus qui ne seront pas conforme au système.

2- L’envie, la jalousie, la rivalité. On n’accepte pas l’autre parce qu’il est meilleur que soi. Le harcèlement arrive souvent quand une personne se retrouve sous les ordres d’un hiérarchique jaloux de son subordonné. Comment supporter quand on n’est pas sûr de soi de travailler avec quelqu’un plus qualifié et plus performant.

3- La peur. C’est un élément moteur car c’est par la peur que l’on devient violent : on agresse l’autre pour se protéger d’un danger car l’autre est considéré comme un ennemi potentiel et on va donc le harceler pour se débarrasser de lui.

4- Quand on n’adhère pas au mode de fonctionnement de l’organisation. Si vous refusez de vous conformer à certains comportements opérés par les autres salariés (délits), le groupe va se liguer contre vous, plus personne ne vous parle, on vous menace et vous craquez.

Comment se met en place le harcèlement moral

L’agresseur va blesser l’autre par divers procédés :

1- L’isolement : Le harcèlement est une pathologie de la solitude, on vise en priorité les personnes isolées qui sont des proies faciles car elles n’ont pas d’allié : femme seule avec des enfants à charge, une personne en situation précaire qui a peur de perdre son emploi. L’agresseur va isoler la personne ciblée pour qu’elle ne puisse pas se plaindre à ses collègues, le silence se fait autour de la personne, les autres sont gênés et ne s’en mêlent pas.

2- Le travail : on accable la personne de travail, on lui donne des objectifs impossibles sans lui donner les moyens de s’en sortir. La personne va commettre des erreurs, elle va être déstabilisée et finir par croire qu’elle est incompétente. On peut aussi ne plus donner de travail à quelqu’un.

3- l’intimité : l’agresseur évite les reproches professionnels pour viser l’intime, là ou cela fait mal, on s’attaque aux points faibles personnels, la personne n’a plus confiance en elle.

4- La perte de sens :  la personne est mise de coté, maltraitée ou humiliée par ses collègues ou par un supérieur sans qu’elle ait les moyens de comprendre pourquoi, sans qu’on lui explique ce qu’on lui reproche. La personne tombe malade, elle est licenciée sans motif réel, elle est traumatisée et ne s’en remet pas.

En général, l’entourage professionnel se désolidarise, même si la personne essaie de modifier son comportement, le processus se poursuivra jusqu’à l’élimination. L’agresseur, lui, sera dans le déni, il refuse de porter la responsabilité : c’est la personne visée qui invente ses plaintes, qui est difficile, caractériel ou hystérique. C’est ce qui est le plus traumatisant pour les victimes : la non reconnaissance par l’agresseur de ses agissements hostiles car la personne restera dans la culpabilité.

Pourquoi c’est du harcèlement moral

  • C’est intentionnel: c’est dans le but de nuire, d’éliminer quelqu’un volontairement.
  • Le harceleur est conscient qu’il agresse: cela peut être plus fort que soi, on ne peut pas s’empêcher de blesser l’autre. Parfois, on obéit à la hiérarchie pour faire partir une personne.
  • Les individus qui communiquent mal ou sont mal éduqué: ils blessent les autres par leur manque de considération et cela peut être vécu comme du harcèlement moral.
  • Les individus qui manipulent délibérément pour éliminer quelqu’un qui fait obstacle à leur progression.

Qui sont les victimes du harcèlement moral

Pour cette enquête, 350 questionnaires ont été envoyés aux personnes ayant témoigné de leur harcèlement moral. Les réponses ont permis d’analyser les caractéristiques des victimes.

1- L’âge : la moyenne d’âge des victimes est de 48 ans. Les jeunes subissent plus d’abus de pouvoir que de harcèlement moral. Les plus de 50 ans sont jugés comme moins performant ou pas assez adaptables et si ces personnes ont fait carrière dans la même société, un nouveau chef ou un nouveau dirigeant préférera se débarrasser des anciens qui représentent le passé de l’entreprise.

2- Le sexe : 70% pour les femmes – 30% pour les hommes. Les femmes qui refusent les avances d’un collègue ou d’un supérieur ou celles qui sont harcelées pour les empêcher d’accéder à un poste à responsabilité.

3- Le harcèlement discriminatoire : la discrimination est interdite par la loi mais devient du harcèlement :

  • pour des motifs raciaux ou religieux
  • en raison d’un handicap ou d’une maladie
  • en fonction des orientations sexuelles
  • pour les salariés protégés : délégués du personnel ou délégués syndicaux

Quelles sont les méthodes de harcèlement moral utilisées

Selon l’enquête, il y a 4 types d’agissements hostiles :

1- Par l’isolement dans 58% des cas. Le procédé consiste à mettre la personne à l’écart, on ne lui parle plus, on l’ignore. C’est un procédé difficile à prouver car l’agresseur va nier qu’il ne communique plus avec la victime et l’entourage va adopter le même comportement par peur.

2- Par l’atteinte à la dignité dans 56% des cas. Ce sont des moqueries, des gestes méprisants, des humiliations qui viennent souvent des collègues malveillants et les victimes sont tenues pour responsables en invoquant leur susceptibilité.

3- Par les atteintes aux conditions de travail dans 53 % des cas. On met la personne en difficulté afin qu’elle se retrouve incompétente : on met la personne ciblée en faute, on lui adresse des reproches, on critique sans cesse son travail. Ce type de harcèlement vient souvent de la hiérarchie pour se débarrasser de la personne mais les procédés sont subtils et la malveillance est difficile à prouver car on se retranche derrière l’intérêt de l’entreprise.

4- Par la violence verbale, physique ou sexuelle dans 31% des cas. On menace, on agresse la victime qui apparaît comme paranoïaque, ses plaintes ne sont pas entendues et les témoins sont souvent terrorisés.

Dans quels secteurs le harcèlement moral est-il plus spécifique ?

Le harcèlement prédomine dans le secteur tertiaire, le secteur médico-social et l’enseignement.

La répartition entre le secteur privé et le secteur public est identique mais prend des formes différentes. Dans le privé, le harcèlement est plus brutal et dure moins longtemps mais se termine par le départ de la personne. Dans le public, le harcèlement peut durer plusieurs années car les personnes ne peuvent pas être licenciées à moins d’une faute grave. Les méthodes de harcèlement vont être plus pernicieuses et aboutissent à des résultats dramatiques sur les victimes qui ne peuvent s’échapper ni par une démission, ni par un licenciement.

Les conséquences du harcèlement moral sur la santé

  • Stress et anxiété : lorsque le harcèlement se met en place, le corps de la victime tente de faire face à cette situation et des troubles fonctionnels vont apparaître : fatigue, nervosité, troubles du sommeil, troubles digestifs, douleurs musculaires.
  • Dépression : lorsque le harcèlement se poursuit dans le temps, un état dépressif peut s’installer, la personne harcelée se sent dévalorisée, coupable de ne plus être à la hauteur.
  • Troubles psychosomatiques : le corps enregistre l’agression avant que le cerveau comprenne ce qui se passe. On assiste à des prises ou à des pertes de poids, des troubles digestifs, des troubles endocriniens, de l’hypertension artérielle, des malaises, des vertiges, des maladies de peau. Toutes les personnes harcelées vont petit à petit développer une dégradation de leur état de santé et les mener à un arrêt de travail.

Les conséquences du traumatisme du harcèlement moral

Après plusieurs mois de harcèlement, les traces sont indélébiles allant du stress post-traumatique, à la honte ou à une modification de la personnalité. La victime portera une cicatrice psychologique qui la fragilisera et l’amènera à vivre dans la crainte et à douter de tout.

  • Le stress post-traumatique : le corps garde en mémoire les agressions. Les victimes ressassent sans arrêt les circonstances de leur exclusion, elles cherchent à donner du sens à ce qui leur est arrivé car les situations vécues sont inimaginables et elles ont du mal à mettre des mots sur leur souffrance.
  • La désillusion : le harcèlement moral use et les personnes perdent leur illusion et leur espoir car souvent elles avaient surinvesti dans leur travail.
  • La réactivation des blessures du passé : parfois les agressions viennent réveiller des blessures vécues avec un parent ou dans un autre travail.

Mais il y a aussi des conséquences spécifiques au harcèlement moral :

  • La honte et l’humiliation : c’est ce qui prédomine. La honte explique la difficulté des personnes à s’exprimer, honte de n’avoir pas su ou pu faire ce qu’il fallait pour stopper le processus, honte d’avoir eu à faire face à des agressions sans pouvoir réagir.
  • La perte de sens : on empêche la victime de travailler, on l’empêche de comprendre, d’analyser, on la paralyse.
  • Modifications physiques : le harcèlement peut provoquer une destruction de l’identité et modifier le caractère d’une personne. Quand on est victime, on a une agression contre laquelle on ne peut pas lutter, la personne est écrasée.
Il existe plusieurs solutions pour faire face à un harcèlement moral au travail.

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55 réponses à Harcèlement moral au travail

  • Bonjour Isabelle,

    Merci pour ce partage et votre témoignage.

    Voici le lien d’une association http://www.interlignes.fr/

  • bonjour. merci. Beaucoup d’informations qui me seront utiles. Une question reste en suspens. Mon harceleur s’excuse régulièrement, et nous sommes en droit de le croire sincère. Mais il recommence. Comment recevoir et surtout comment répondre à ces prochaines excuses ? ne pas les prendre et c’est se mettre en faute (il est sincère), les prendre et ainsi, il est excusé et prêt à recommencer, que me conseillez vous ?

    • Je pense qu’il est important d’accueillir les excuses de votre « harceleur » et ensuite de chercher à comprendre son comportement en lui posant de questions ouvertes afin que lui-même se rende compte de son attitude et vous propose des solutions pour que votre relation soit « normale ».

      • Cela ne sert à rien car le harceleur ne se remet jamais en question. Je le sais pour avoir été harcelée et pour avoir tenté la voie du dialogue.

  • (j’ai envoyé par erreur avant de laisser ma formule de politesse, désolé) en vous remerciant. Bien cordialement

  • Bonjour, Je connais PARFAITEMENT cela puisque l’on peut dire que ma carrière n’a quasi été que cela, avec changements de postes fréquents. Puis longs arrêts un an sur deux, pour arriver à un état « de mort » et aucun mot sorti quasi 2 ans. Ce n’est pas que je n’ai appelé personne au secours. C’est que PERSONNE n’a voulu m’entendre ! Une psychiatre d’origine libanaise a tout compris tout de suite ! Un miracle ! Cela a été l’enfer mais j’ai réappris à parler, et à FUIR !!! Je suis partie en retraite pour invalidité bien avant la date normale. La CEDH n’en a rien eu à faire, en apparence, car d’énormes changements positifs ont été réalisés dans l’hôpital où je travaillais. Je sais que je ne guérirai vraiment jamais et que l’anxiolytique est mon ami.

  • Bonjour,

    J’ai été victime d’harcèlement moral au travail. Je retrouve parfaitement ma situation dans ce que vous décrivez. Ca fait maintenant un an que j’ai été licencié et que je suis sans emploi. Je recherche du travail sans grande conviction et les entretiens d’embauches me terrorrisent. J’ai peur de ne plus etre capable de faire mon métier, et de ne plus etre a la hauteur. que me conseillez vous?
    Merci pour votre reponse

    • Bonjour Suzie,

      Vous avez été une victime dans une situation de harcèlement, il faut comprendre pourquoi et vous faire aider par un thérapeute ou un coach pour retrouver confiance en vous et en vos compétences.

      Vous pouvez aussi faire de grandes marches dans la nature pour vous connecter à vous-même et trouver comment sortir de cette situation.

      Une autre solution serait de trouver quel autre métier pourrait vous épanouir et envisager une reconversion professionnelle ? Un article du blog qui pourrait vous aider : http://blog-santeautravail.com/5-etapes-pour-trouver-le-job-de-reve/

      Bien à vous.
      Marie-Pierre

      • Merci beaucoup pour votre réponse, j’étais justement en train de penser à une reconversion. Cela confirme que je ne suis pas sur la mauvaise voie, c’est très rassurant.

  • Le plus souvent lorsqu’on est victime de harcèlement moral au travail, on culpabilise longtemps avant de vraiment réaliser ce qui nous arrive. C’est pourquoi j’ai décidé de raconter mon expérience dans un collège de banlieue, ça pourrait peut être aider quelqu’un: http://www.amazon.fr/chien-dans-jeu-quille-LÉducation-ebook/dp/B013Z54BD8/ref=sr_1_1?s=digital-text&ie=UTF8&qid=1440117529&sr=1-1

  • Depuis plus de trois ans je vis un enfer au bureau.
    Je travaille dans la fonction publique dans une petite structure qui va bientôt être avalée par une plus grosse avec les incertitudes quant à mon travail.
    Je suis seule administrative. J’ai deux collègues techniques qui ne me parlent plus. Je ne sais pas pourquoi sinon que l’élu les adore et leur passe tous leurs caprices.
    Je n’arrive pas à m’en sortir. Je suis dépressive et eux sifflotent !
    Mais … j’espère un message, un conseil, une idée …
    Merci

    • Bonjour Soize,

      Mon seul conseil comme tous ceux que j’ai pu déjà apporter dans les commentaires est de ne pas rester seule et de vous faire aider.
      Pas par votre entourage mais par des personnes ou associations compétentes qui sauront vous apporter du réconfort et vous donner des clés pour sortir de cette situation avant que vous ne perdiez confiance en vous et que vous soyez détruite.

      J’encourage aussi tous ceux qui voudront bien apporter leur témoignage en commentaire pour nous indiquer comment ils ont réussi à s’en sortir dans des situations similaires.

      Bon courage à vous.

      Marie-Pierre

      • Bonjour. Je subits moi aussi un harcellement moral depuis plusieurs années, avec des périodes plus ou moins longues d’accalmie… Alors on pense que ça va s’arranger et que ça ira mieux… Hélas cela ne dure pas longtemps et la même situation de reproduit encore et encore. La qualité de notre travail se détériore, on se sent dépassé. Et c’est la spirale infernale : dévalorisation, mise à l’écart. On nous donne un travail répétitif, inintéressant, exemple nous envoyer aux archives pendant des heures…

  • Bonjour,

    Je suis apprentie, j’ai 21 ans. J’ai intégré une entreprise et je suis tombée sur une tutrice assez difficile à vivre au quotidien. Durant deux mois, j’ai subis du harcèlement moral et grâce à mon école, j’ai changé d’entreprise.

    J’ai partagé mon lourd fardeau avec mon entourage et ils ont pris les devants et m’ont aidés au plus vite. J’ai découvert que je subissais du harcèlement moral grâce à une prof. Je la remercie vraiment. Cependant, je commence à prendre conscience de cela… Et je n’ai plus confiance en moi, à vrai dire j’appréhende de parler avec des inconnus, des professionnels et autres.. je stress et je me dis que je suis fautive !

    J’ai une question, pensez-vous que consulter un pro serait une bonne idée et serait nécessaire pour mon rétablissement ?

    Je vous en remercie beaucoup.

    • Bonjour Adeline,

      Merci pour votre partage.

      Oui je pense réellement qu’il ne faut pas rester dans cette perte de confiance en vous qui sera préjudiciable dans votre évolution professionnelle.

      Il y a certainement des fragilités dans votre personnalité qui ont permis à cette personne de vous déstabiliser d’autant que vous êtes jeune et inexpérimentée.

      C’est bien d’en avoir pris conscience et de travailler avec un professionnel sur la confiance en soi pour être à nouveau en capacité de gérer vos relations professionnelles.

      Je vous souhaite de retrouver tout votre potentiel !

      Marie-Pierre

  • bonjour , je suis victime d’harcèlement moral depuis 3 ans de mes supérieurs hiérarchiques. je n’en peux plus et j’ai envoyé un courriel à mon Directeur pour l’informer de mes souffrances que je peux gérer seule. Le RH de l’Entreprise à ouvert un protocole pour harcèlement
    au travail je dois lui fournir toutes les preuves en ma possession. Merci de me conseiller et j’ai besoin de témoignage et attestation des personnes qui me connaisses et il me faut UN MODÈLE de façon à ce que je puisse leur transmettre. Je ne dois pas faire n’importe quoi c’est trop grave et moi aussi je suis seule avec 3 enfants .
    Je vous remercie de votre aide et réponse.
    Sincèrement isa

  • Bonjour, j’offre mes services comme conférencière et je présente  » le harcèlement psychologique sens dessus dessous », dispensée tant en salle qu’en milieu de travail. Cette conférence est unique et innovatrice car elle permet de schématiser comment l’édifice du harcèlement se construit et que l’on peut enrayer le harcèlement par la création de notre communauté de bienveillance. Pour information : agir@francinecorneau.com

  • j’ai été victime d’harcèlement moral plusieurs années qui à abouti à mon licenciement par mon patron. (c’est lui le harceleur)

    je l’ai mis au prud’homme mais sa va faire bientôt 3 années que j’attends d’être jugé.
    Je suis passer 3 fois devant les prud’hommes mais à chaque fois reporté. depuis le 30 septembre 2013 donc la 3ème fois j’attends que l’avocat relance le dossier mais la j’y crois plus du tout je pense que je vai encore me faire avoir comme si j’étais à nouveau licencier. voilà mon histoire.

  • Bonjour,

    J’avais 38 ans à l’époque. Étant d’origine étranger, j’ai monté au fur et à mesure dans ma carrière (concours, examens, stages etc) mais cette femme a représenté le plus dur obstacle à franchir… Il s’agit de mon chef direct, une femme à 50 ans.
    – Elle m’appelais à n’importe quelle heure (vacances,fériées..) sur mon portable. Si je ne répondais pas, elle appelait sans arrêt jusqu’au réponse (ou, pire, lendemain, elle demandait des explications : « je t’appelle pour le boulot, il faudrait que tu soit intéressée tout le temps, et pas seulement pendant les heures de travail ») ou elle appelait les connaissances communes…pour me transmettre qu’il faut que je l’appelle en urgence car elle a qq chose de très important à me communiquer…
    – Elle me demandait de venir travailler pendant la nuit: « on pourrait venir toutes les deux à 22h et travailler jusqu’au 02h. Dormir du 02h à 6h c’est assez. Il faut que tu viens plutôt au travail, au moins à 8h, mais préférable avant 8h.
    – Ça serait bien si a midi tu mange sur place car on a beaucoup de travail ( j’habitais à 5 min de mon lieu de travail..)
    – Des taches contradictoires, sans utilité:  » Si tu ne veut pas le faire, je le fais moi même et je vais informer M. le Directeur » ou elle supprimait des documents, et elle demandait de les refaire dans la même forme quelques jours plus tard…
    – Pendant 1 an je n’ai pas eu RTT même si je travaillais du 08h30 à 21h; Explications: « tu refuse de venir pendant la nuit. Les RTT si on bosse la nuit »
    – Quand mon père est tombé gravement malade, elle a refusé de signer la demande de congé (« Il faut qu’il soit mort pour avoir droit aux journées libres ») Au final, j’ai renoncé au payement de 3 jours pour me rendre au chevet de mon père…
    – elle était en conflit ouvert avec un collègue; elle m’interdisait ainsi de lui parler…
    – elle glissait de menaces .. tu sais que tu as besoin de recommandations … je vais informer le directeur… Je vais parler au chef de pôle…

    mais les faites sont beaucoup plus nombreuses … J’étais épuisée physiquement et surtout moralement; j’ai parlé au chef de département, au chef de pôle, au chef de RH… rien n’a bougé… chaque chef m’envoyait à un autre… Entre temps elle est devenu chef de syndicat et chef de département. Moi même, j’ai été avancée sur sont poste (à ma grande surprise). Quelques jours plus tard, j’ai annoncé mon départ. Après 4 mois de disputes et accuses ( « tu étais rien , et maintenant tu as tout grâce à nous ») et une lettre injurieuse de la parte de l’ancienne chef de pôle ( qui m’accusait de ne pas travaillait assez…)… j’ai réussi quitter le service… (car elle refusait de signer le doc de départ)

    Après un mois de silence (j’étais déjà loin, très investie dans mon nouveau boulot) elle a recommencé l’assaut: par une connaissance commune, elle demandait des nouvelles (!), elle déclarait être étonnée de ma silence, insister de prendre contact pour discuter (!). J’ai refusé de rentrer dans ce cercle vicieux , j’ai ignoré les messages… j’ai tourné la page.

    Après 2 ans, j’ai encore de mauvaises souvenirs, de moments où je pense à toutes les malheurs qu’elle m’a fait subi, au chantage, à l’humiliation …

    A l’époque, vraiment, je ne voyait aucun solution pour m’en sortir… A présent, je regret de ne pas garder toutes les preuves et contacter un avocat …

    Cordialement,

  • Bonjour à tous, bonjour Marie Pierre,

    je tenais à vous remercier pour cet article très intéressant et qui a permis de mettre des mots sur ma souffrance.
    Malheureusement, bien souvent les personnes qui harcèlent sont en position de force de part leur position hiérarchique et sont tellement manipulateurs que lorsqu’on décide de parler on ne nous croît pas. Aujourd’hui c’est mon cas… après avoir mis des mots (//maux) sur ma souffrance, j’ai décidé d’écrire une lettre à la hiérarchie du groupe dans lequel je travaille qui m’a répondu « on ne comprend pas, on lui fait 100% confiance » en parlant de mon directeur. Cette même personne a porté plainte contre moi pour cette lettre, la jugeant diffamatoire. Je commençais à reprendre une vie normale, en retrouvant un peu de confiance en moi… aujourd’hui c’est de nouveau un chamboulement dans ma vie, victime je deviens coupable…le chemin est encore très long dans la reconnaissance de la souffrance au travail d’autant plus quand elle est morale.
    Merci,
    Cordialement,

    • Merci Bérengère pour votre témoignage.
      Ne pas rester seule avec votre souffrance et chercher à vous faire accompagner par des personnes dont c’est le métier qui sauront vous écouter et vous aider à vous défendre et à vous reconstruire.

  • bonjour Isabelle ,
    Après vous avoir lu avec attention, voila j’ai une maladie auditive et une grosse perte auditive. J’ai été opérée actuellement en arrêt maladie depuis 7 mois. J’ai eu un harcèlement moral à mon travail, dû a mon handicap auditif, et autre. J’aimerais savoir comment vous avez fait pour bénéficier d’un mi temps avec une indemnité de la cpam ??? merci de votre réponse

  • Bonjour Marie Pierre
    C’est les larmes aux yeux que je me confie à vous. Pourtant les faits ne sont pas récents et j’ai tout entrepris pour tourner la page. J’étais salariée d’un grand groupe pendant vingt ans. Cuisinière du restaurant d’entreprise. Ma supérieure hiérarchique, femme du pdg faisait des abus de biens sociaux (courses personnelles exorbitantes et infondées sur le compte du restaurant). Cela avait un impact négatif sur mon budget. J’ai dénoncé ses manoeuvres auprès de la comptabilité et l’enfer a commencé. Dix sept années de souffrances morales. Tous les employés de l’entreprise étaient au courant, mais personne n’auraient accepté de témoigner (climat de crainte + peur de perdre leur poste). Même l’inspecteur du travail n’a pas voulu s’en mêler. Seul un médecin responsable d’une cellule de « souffrances au travail » m’a écoutée et conseillée de ne pas me battre (pot de terre contre pot de fer). J’ai été instrumentalisée par la direction. Il fallait que je démissionne pour que le restaurant ferme afin que la patronne cesse ses agissements. J’avais voué vingt ans de ma vie à cette société, il était hors de question pour moi de démissionner. Quand ils ont accepté de me libérer, je ne pesais plus que 43 kg et avais 12600 globules blancs. J’ai hurlé de joie en apprenant mon licenciement. En fait, c’était plutôt une rupture conventionnelle. Le drh avait préparé tous les papiers, je n’avais qu’a signer…hélas, il avait prévu une clause comme quoi on m’octroyait 2000€ pour le prix de mon silence. Je ne voulais pas de cet argent, je n’en avais pas besoin, mais j’ai préféré signer pour fuir au plus vite cet enfer. Pendant deux ans, je n’ai pas pu passer devant cet établissement et j’angoisse chaque fois que je dois me rendre dans cette ville. Cela fait sept ans que je suis partie de cette boîte. Je me suis recyclée car cuisiner me faisait maintenant horreur. J’ai fait des cauchemars pendant des années et aujourd’hui encore j’ai de gros problèmes de sommeil. Je guéri tout juste d’une rhinite vasomotrice sinusienne due au stress et subie pendant 18 ans.Evidemment, je regrette amèrement d’avoir signé la clause selon laquelle je ne dois pas porter préjudice à mon ancienne société car jamais justice ne me sera rendue. Je garderai toujours la douleur d’avoir été abandonnée de tous, doublée de la honte d’avoir signé ce maudit papier qui m’empêche de me reconstruire dignement. Merci de m’avoir permis de m’exprimer dans l’ombre.

  • Bonjour,

    Merci pour cette description très claire de ce qu’est et comment se présente un harcèlement moral.
    J’ai effectivement subie tout cela à mon travail. Cela fait un an que j’ai quitté cet emploi et je n’arrive toujours pas a me reconstruire. Je me sens toujours nul, moins que les autres, ne réussissant rien de ce que j’entreprends. J’ai peu de confiance en moi pour retrouvé du boulot.
    Que puis-je faire pour me reconstruire?
    Y a-t-il des thérapies adaptées à cela?
    Merci pour vos conseils
    Bien à vous
    Florence

  • L’entreprise a maintenant l’obligation d’afficher les textes contre le harcèlement au travail. Si elle ne le fait pas, elle s’expose à une forte amende.

  • Bonjour,
    Je trouve que votre article résume bien ce qui se passe dans un processus de harcèlement moral. Je l’ai vécu moi-même lorsque j’ai été stagiaire en alternance au Pôle Langue d’Afnor en 2007-2008, et par la suite alors que j’étais installée comme traductrice indépendante toujours spécialisée en normalisation. Le tort que j’ai eu est de ne pas avoir pris conscience que le harcèlement allait se poursuivre hors des murs de l’entreprise et de vouloir continuer dans la même spécialité mais le travail me plaisait et étant excellente dans mon domaine, je croyais naïvement que mes compétences seraient finalement reconnues et appréciées. La cause a été précisément la jalousie d’une des traductrices internes, initialement désignée comme ma tutrice. J’ai été protégée un temps par l’ancienne Responsable du Pôle Langue qui lui a retiré le tutorat mais malheureusement, cette Responsable devait partir en retraite plusieurs mois avant la fin de mon stage. La Responsable nouvellement nommée, qui rentrait d’un congé maternité, s’est rangée du côté de cette traductrice jalouse qui me détestait et elle a mis en place un plan machiavélique de diffamation et de manipulations répétées pour m’isoler et m’écarter définitivement du marché. Le pire est qu’elle a été suivie et protégée par sa Direction, que j’avais alertée et à qui j’avais demandé de mettre un terme à ces agissements pour me protéger et sauvegarder mon activité. Cela ne s’est pas du tout passé ainsi : mes appels au secours sont restés lettre morte, et de victime, je me suis retrouvée en position d’accusée de harcèlement envers cette Responsable manipulatrice. Si vous voulez connaitre le détail de cette affaire, vous pouvez cliquer sur le lien suivant :
    https://lejournaldesfemmes.blogspot.fr/2016/06/laffaire-qui-moppose-lafnor-avec-le.html

  • Bonjour,
    Je me retrouve tout à fait dans votre article et dans les témoignages. J’ai été aussi victime de harcèlement mais au début je ne le voyais pas; dans le secteur du bâtiment mon patron m’avait prévenue que les ouvriers étaient des caractères très forts. Humiliations en public, (entre autre devant mon patron), isolement, manipulations, mensonges. J’ai fini par faire des crises de stress post traumatique qui me faisait fuir en état de panique à chaque fois que mon harceleur (chef d’équipe) pénétrait dans notre show room. Arrêt maladie et médecin du travail qui m’a traitée de paranoïaque. Heureusement j’ai rencontré une psychologue spécialisée en souffrance au travail qui m’a parlé des pervers narcissique. Je suis revenue travailler au bout de deux mois pour tenter d’organiser une médiation. Mon patron m’a fait croire pendant une semaine qu’il y réfléchissait et en même temps m’a submergée de travail. Mon médecin face à mon stress a fait une demande de temps partiel afin de m’éviter de faire une faute professionnel. Mon employeur a refusé : « Oui je sais que X te pourrit la vie, tu ne vas pas bien, arrête toi aussi longtemps que tu veux et reviens en forme, tout le monde comprendra ». J’ai 60 ans, c’était il y a deux ans. Mon médecin a fait une demande d’invalidité qui a été acceptée. Le médecin de la sécu m’a expliqué que j’avais un tempérament à attirer les pervers narcissique (c’est vrai que ce n’est pas le premier à me faire du mal) parce que je suis trop investie, passionnée, « péchue ».
    Je ne travaille plus depuis, mais fais toujours parti du personnel de la société (pension d’invalidé et prévoyance). Je me demande tous les jours si mon employeur a refusé le mi temps thérapeutique pour m’obliger à me mettre en arrêt maladie parce qu il a fait le choix de me mettre à l’écart sachant que rien de pourrait arrêter mon harceleur ou s’il pensait vraiment que j’étais malade et qu’avec du repos j’allais retrouver la force d’affronter, comme avant, ce chef d’équipe
    Je suis toujours en dépression. J’adorais mon boulot et avais une relation très complice avec mon employeur. J’ai fait un bilan de compétence et je viens de finir une formation de créatrice en bijoux fantaisie, j’essaye de m’investir dans autre chose, mais chez moi .Je ne fais plus confiance en personne et suis devenue très solitaire.
    Et je me pose tous les jours encore la même question …..

    Bon courage à toutes et tous

    • Ca me touche beaucoup ce témoignage. Moi aussi j’attire les pervers narcissiques, les personnes toxiques. Au travail et dans ma vie personnelle. J’ai décidé de m’affranchir de cette violence mais rien est magique. Je vous souhaite courage et force.
      Plaisir
      Julie

  • Article très intérressant !

  • Bonjour
    Après un burnout du à des conditions de travail dégradantes et ne respectant pas le droit du travail (appris à posteriori). Je suis devenue la cible de la direction car j’ai pointé sans le savoir des pratiques illégales en droit du travail en posant des questions. Cette pression s’est faite de façon très insidieuse et notamment par la surcharge de travail, l’instrumentalisation de relations de travail, la remise en question constante de mes faits et gestes rien ne convenait.Il y avait une volonté de me pousser à la porte ni vu ni connu. Bien évidemment tout cela je ne m’en rendais pas compte mais je constatais des comportements et discours ambigus à mon égard. Cette pression constante s’est terminée par un coup de théâtre: une hospitalisation en urgence avec une opération , mon corps n’en pouvait plus. L’occasion faisant le larron, à mon retour j’ai été reçu pour une procédure de licenciement, j’ai craqué et à nouveau en arrêt maladie mais je n’ai jamais reçu de motifs de la part de mon employeur. Des rumeurs sont lancés par la direction à mon sujet le problème viendrait de moi car j’aurais des problèmes personnels. Je suis suivi depuis le début par un syndicat et depuis la procédure par une avocate. Je n’avais pas conscience de vivre du harcèlement car j’ai résisté mais à un prix très fort puisque ma santé s’est totalement dégradée (pleurs, peur, insomnies, crises d’angoisses, cauchemars, instabilité émotionnelle…). J’ai dû mal à me projeter dans le monde de l’entreprise, comme si tout était inversé, plus rien n’est à sa place. comme si les normes et les valeurs avaient changé…et que le monde était à l’envers, j’ai dû mal à comprendre que l’on puisse s’acharner autant sur un être humain.

    • Merci pour votre partage d’expérience qui peut aider d’autres personnes à prendre conscience qu’elles vivent une situation de harcèlement et à prendre au plus vite les dispositions nécessaires pour se protéger pour éviter d’être détruit !

  • Même situation : harcèlement, burn out en 2014. Refus de nomination suite réussite examen pro d’adjoint 1ere classe. Jalousie chef service qui est en bons termes avec directeur; ce dernier, laxisme voire même , incité par le chef direct, m’enlève des missions, envoyé rapport disciplinaire à la DGS. Qui, à son tour, fait pas d’enquête. Me suggère de  » faire mes preuves hors ce service et su ça  » se passe bien » on me nommera adjoint1ere classe. Entre temps la DRH m’envoye, »provisoirement » dans un autre service ; celui ci sera contacté par mon ex- directeur (il me l’a dit lui même le dernier jour que j’ai passé à faire mes cartons). Il leur précise que « j’ai créé des pbs chez lui et qu’il a sollicité mon départ à la DRH ». Bonjour la nouvelle ambiance. J’apprends que avec l’appui de cet ex directeur, mon chef harceleur part tranquille ( au lieu de sanctions disciplinaires pour avoir menti sur mon travail) sur un autre poste où, sans effort pour passer des concours, il sera nommé attaché. J’envisage une procédure à leur encontre. J e sais que je vais devoir montrer du doigt la responsabilité du département je suis fonctionnaire territorial). La territoriale va mal les directeurs n’ont rien à faire du bien être et assomment plutôt les victimes au lieu d’appliquer la protection. J’ai OSÉ pointer les dysfonctionnements et ça plait pas. Le syndicat n’a pas mieux réussi que la loi contre le harcèlement. Idem pour médecine du travail, copine avec la direction(hélas!). Je cherche un avocat désireux de se battre à mes côtés. Sinon je tournerai jamais vraiment la page. Difficile reconstruction , je confirme. Surtout quand absence de témoignage car collègues non solidaires voir indifférent (on sait, on voit mais débrouille toi). Voilà mon témoignage et merci de vos conseils je les étudierai.

  • Bonjour

    Je voudrais savoir si je subis du harcèlement moral svp.
    J ai un poste à responsabilité.
    Je ne suis en copie d aucun mail concernant mon travail, ( je l’ai signalé à maintes reprise et rien n y fait ), on critique sans arrêt tout ce que je peux faire, ma bosse refuse une communication téléphonique avec moi ( plusieurs demandes ) on change mon travail derrière mon dos, on le met à l écart dans mon travail . Est ce du harcèlement moral ? Merci d avance pour vos réponses.
    Une belle année.

    • Bonjour Laurence,

      Ce que vous vivez au travail est effectivement une forme de harcèlement moral : refus de communication, critiques et volonté de vous tenir à l’écart.

      Petit à petit, cette situation va vous plonger dans l’anxiété, le stress car vous êtes en difficulté pour réaliser votre travail et à terme dans un état dépressif. Toutes les conséquences sont évoquées dans cet article.

      Je vous invite donc à vite trouver des solutions pour faire face à cette situation d’harcèlement moral.

      Je vous souhaite beaucoup de courage et d’énergie pour cette nouvelle année.

  • Bonjour;
    Comment se comporter devant une telle situation? accepter une situation de mise en placard ou se révolter ?

    Comment devrons nous s’y prendre ?

    Merci

    • Bonjour,

      Ni l’un, ni l’autre.
      Il faut se défendre, accumuler les preuves de harcèlement : les mails, enregistrer discrètement des propos à votre encontre.
      Ensuite se faire accompagner par un avocat et par un thérapeute pour gérer l’émotionnel.

      Le défi est d’arriver à sortir au plus vite de cette situation avant qu’elle ne vous détruise !

  • Bonjour,
    Merci pour cet article très intéressant dans lequel jeme retrouve fortement.
    Salariée dans le domaine de la vente, je subis je pense une forme de harcèlement depuis maintenant 3 ans. Cela a commencé lorsque j’étais enceinte, où à 6 mois de grossesse, ma patronne a décidé volontairement de retirer le tabouret qui se trouvait derrière le comptoir. Il a fallu que j’en fasse part à la médecine du travail pour qu’elle me laisse un siège durant la durée de ma grossesse. Au retour de mon congé maternité, je n’ai eu aucun contact avec ma patronne, ni de visite médicale obligatoire. Depuis, elle ne répond plus ni à mes appels, ni à mes sms, le seul moyen que j’ai pour communiquer avec elle se trouve être des post-it. Elle me refuse mes congés 1 fois sur 2 sans aucune explication et me prévient parfois 5 jours avant d’un changement de planning. Je suis désemparée face à cette situation et ne sais vers qui me tourner afin de faire évoluer les choses (je précise que je suis seule employée de cette boutique et que les autres employées des autres boutiques n’ont pas ce soucis). Un recours est il possible?
    Merci

  • ma fille a été le bouc émissaire dans son service et comme elle a commençé à répondre ils lui ont imputé des fautes qu’elle n’a pas commis,ce que je soupçonne même d’avoir été monté de toute part ,elle vient d’être liçenciée pour faute grave,personne n’ose témoigner, comment peut on faire et surtout prouver…?quel recours?

    • Bonjour,

      Il aurait fallu pouvoir constituer un dossier de preuve avant et consulter un avocat.
      Vous pouvez toujours tenter de mettre cet employeur au prud’homme, ce sera au moins un soulagement moral.

  • Bonjour

    Depuis un an, mon superieur me devalorise en voulant m’imposer un accompagnement par un coach, en donnant raison a une de mes collaboratrices contre moi.

    A chacune de mes interrogations, quand il fallait prendre des decisions, soit il ne repondait pas sout il procastinait ou me disait de le faire.

    Il y a 6 mois il m’a enleve mes equipes et mes dossiers et projets.
    Il m’a donne 2 nouvelles missions qui seront finies en juin. Il n’a que peu communique au sein de l’etablissement la dessus.Sauf a dire a quelques personnes que je partais et aux syndicats qu’il esperait qu’il aurait un nouveau en juin.

    Il est interdit aux salaries de prendre rendez vous avec moi ou de me raconter ce qui se passe dans l’etablissement. Le courrier qui m’est nominativement adresse ne me parvient pas toujours.

    Certains ont reclame aupres de lui et/ou du DRH que j’exerce l’ensemble de mes fonctions comme avant. A chaque fois,il a refuse et m’a retire encore quelque chose.

    Il a raconte a son superieur qu’il y avait une perte de confiance pour motiver mon depart. J’ai envoye un mail expliquant la degradation de mes conditions de travail et je suis bientot convoquee au siege.

    J’ai absolument besoin de conserver cet emploi.

    Que dois-je faire ?
    Merci pour vos conseils

    • Il serait opportun de vous tourner vers les délégués du personnel, ou le CHSCT pour qu’ils puissent vous conseiller, vous accompagner et vous appuyer pour faire pression sur les RH et faire remonter les faits à la direction.

      C’est important de se faire accompagner pour traverser cette épreuve au mieux et pouvoir rebondir quelle que soit l’issue de votre histoire, que ce soit par une assistante sociale ou un psychologue du travail s’il en existe dans votre société ou auprès d’un coach en gestion du stress et des émotions.

  • Bonjour, j’aurais juste un petit ajout à faire. SVP ne pas confondre le harcèlement dans les perceptions et les interprétations que l’on fait de certaines situations mais plutôt d’aller chercher des faits concrets pour s’appuyer dans tout cela. Il est facile de se nommer victime et le harcèlement a souvent le dos large. Par contre, quand nos perceptions sont validées par des faits, on peut alors entreprendre des démarches pour contrer les situations et les personnes. PERCEPTION: il m’aime pas il me dit pas bonjour. FAIT: Il ne me dit plus bonjour depuis 2 semaines?

    Par ailleurs, il est important d’écrire des faits (les gestes, les mots dits, la fréquence, témoin, etc.) et les reporter à notre employeur si cela perdure et grimpe en escalade pour avoir des faits concrets et mesurables, car sans cela, c’est votre parole contre la leur et une plainte d’harcèlement sera souvent refusé. (Agente d’indemnisation en santé sécurité) Merci.

    • Bonjour à tous

      Je viens de lire les témoignages des uns et des autres.

      Le Harcelement moral au travail, c’est terrible mais il faut l’avoir vécu pour comprendre ce que la victime endure.

      Pour ma part, je l’ai vécu Je n’ai pas voulu donner raison à mon employeur (notaire femme) et surtout à son compagnon (qui n’avait rien à voir avec le travail mais qui m’avait pris en grippe. Je peux vous assurer que ma carrière a basculé su jour au lendemain à cause d’un type qui m’a juste pris en grippe mais le plus grave c’est qu’il a convaincu sa compagne, donc ma patronne, de se séparer de moi, à moinde frais évidemment, alors que j’étais à l’etude depuis 10 ans.J’étais clerc de notaire, très appréciée par mon employeur. Pourtant je suis devenue incompétente du jour au lendemain, car il fallait que je demissionne bien gentiment. Evidemment qu’elle n’allait pas me virer, ça coutait trops cher.
      Finalement, j’ai résisté durant 14 ans mais j’ai payé le prix fort.La santé en prend un coup
      J’ai gagné aux prud’hommes contre mon employeur.
      Pour en finir, j’ai écris un livre « les blessures invisibles-l’emprise d’un manipulateur » dans lequel je raconte mon combat, ma résistance.
      C’est pas simple. Mon livre est à la correction. Il sortira je pense le mois prochain
      Si cela vous interesse ?

      MMe B

      • Bonjour,

        Bravo pour votre courage dans cette épreuve et pour l’écriture de votre histoire. N’hésitez pas à nous écrire par mail concernant la sortie de votre livre pour en parler sur le blog.

  • Voir à ce sujet l’excellent film « Corporate  » de Nicolas Silhol avec dans les rôles principaux Céline Sallette, Lambert Wilson, Stéphane de Groodt et Violaine Fumeau.

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