Travailler en open space peut être vécu comme un fléau et générer des sources de stress pour les salariés concernés. Rester concentré et productif requiert de la maîtrise, des outils et des règles de vie pour le bien-être et la santé au travail.
Si le travail en open space est devenu la norme dans le monde professionnel moderne, il reste l’un des principaux défis pour la santé mentale et la concentration. Entre interruptions constantes, pollution sonore et manque d’intimité, comment préserver son énergie ?
Mais, certains y trouvent aussi des avantages : c’est convivial, on est entouré, on voit ses collègues, on n’est pas enfermé seul dans un bureau, cela facilite la communication et la convivialité pour créer une dynamique de travail.
Voici 7 conseils experts pour transformer votre expérience en open space en un environnement de travail serein et efficace.
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Travailler en open space
Le travail en open space permet aux organisations d’optimiser les espaces de travail et donc de réduire les coûts.
Selon le Baromètre Actineo 2025, l’organisation du travail a radicalement muté : plus de 66 % des actifs travaillent dans ’un bureau fermé, seuls ou à plusieurs.
Si l’open space classique reste présent, le Flex Office (absence de bureau attitré) gagne du terrain et concerne aujourd’hui près de 4 salariés sur 10. Cette évolution de la vie en entreprise peut se révéler source de stress pour certaines générations de travailleurs (perte de repère, manque de considération de l’humain…), alors que les jeunes générations peuvent s’y adapter plus facilement.
Par ailleurs, on observe que la satisfaction est critique : seuls 21 % des salariés se disent pleinement satisfaits de leur environnement. Le bruit et les interruptions demeurent les premiers freins, puisque 65 % des collaborateurs estiment qu’ils nuisent directement à leur productivité et à leur santé mentale.
En effet, malgré le plaisir de retrouver les collègues (plébiscité par 82 % des actifs), le besoin de « bulles de concentration » est devenu la priorité numéro 1 en 2026 pour contrer la fatigue cognitive.
Travailler en open space présente donc de nombreux inconvénients :
- environnement bruyant,
- manque d’intimité,
- sentiment d’être surveillé par ses collègues,
- nuisible à la concentration.
Un environnement de travail collectif exige donc certaines règles à mettre en place soit par la direction, soit à la demande des travailleurs. Voici 7 conseils et règles indispensables pour favoriser la qualité de vie au travail.
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1. Instaurer une « Charte de vie » collaborative en open space
La liberté des uns s’arrête là où commence le bruit des autres. Pour favoriser la bonne entente et éviter les tensions entre les collaborateurs, il est crucial d’établir des règles de savoir-vivre communes.
Vous pouvez organiser une réunion avec toute l’équipe où tout le monde doit pouvoir s’exprimer et définissez ensemble les règles de bonne conduite que chacun devra impérativement respecter par la suite.
Par exemple, des règles simples à mettre en oeuvre :
- Respecter le silence et la discrétion pour favoriser la concentration
- Eviter de parler fort
- Mettre en vibreur les sonneries de téléphone
- Sortir de l’open space pour téléphoner ou recevoir des appels
- Se déplacer au lieu d’interpeller un collègue
- Communiquer par mail plutôt que par téléphone
- Eviter les va et vient répétitifs
- Eviter les odeurs qui dérangent (nourriture, parfum)
- Ranger votre bureau et respecter l’ordre dans l’open space
- Gérer le fonctionnement de la climatisation ou du chauffage
Ne vous contentez pas d’accords verbaux. Créez un document partagé (Charte de bonne conduite) définissant les zones de silence, les horaires pour les appels et l’usage des haut-parleurs interdit, etc…
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2. Créer une bulle de bien-être (Biophilie et lumière)
Le design biophilique (intégrer la nature au bureau) a des effets prouvés sur la réduction du cortisol (l’hormone du stress).
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Personnalisation : Appropriez-vous votre poste de travail avec des objets personnels pour renforcer votre sentiment d’appartenance.
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Zonage visuel : Installez des séparateurs naturels, comme des plantes ou des rangements, pour créer une bulle d’intimité avec votre voisin. Entourez-vous de plantes vertes. Elles ne servent pas qu’à la décoration : elles agissent comme des barrières acoustiques naturelles et améliorent la qualité de l’air, rendant l’open space moins oppressant.
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Action collective : Soyez proactif. Proposez une réflexion commune sur l’agencement des bureaux et soumettez des solutions d’aménagement concrètes à votre direction.
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3. Protéger sa santé physique et immunitaire en espace partagé
Travailler en open space ne met pas seulement votre concentration à l’épreuve, il sollicite aussi votre système immunitaire. La proximité immédiate favorise la circulation des virus saisonniers (rhumes, grippes, fatigue virale), rendant la contagion parfois difficile à éviter.
Pour rester performant et en bonne santé, une approche globale est nécessaire :
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Renforcer son « bouclier » interne
Votre première ligne de défense contre les microbes du voisin reste votre propre système immunitaire.
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L’alimentation comme carburant : Privilégiez des repas riches en antioxydants, en vitamine C et en magnésium pour soutenir votre organisme face aux agressions extérieures.
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Le lien stress-immunité : C’est un fait scientifiquement prouvé, le stress chronique libère du cortisol qui, à haute dose, affaiblit vos défenses naturelles. Gérer votre santé mentale en open space n’est pas un luxe, c’est une barrière contre la maladie.
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Assainir son environnement de travail
Puisque l’air est partagé, il est essentiel d’agir sur la qualité de votre micro-environnement.
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Aromathérapie de bureau : En période hivernale, l’utilisation d’un diffuseur d’huiles essentielles (ou un spray assainissant) est une excellente solution. Privilégiez des essences aux propriétés antiseptiques et antivirales comme le Ravintsara, l’Eucalyptus radié ou le Citron pour purifier l’air autour de votre poste.
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Note de bien-vivre : Assurez-vous que les parfums choisis ne dérangent pas vos collègues directs.
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Hygiène des surfaces : N’oubliez pas que le clavier et la souris sont des nids à bactéries. Un nettoyage régulier de vos outils de travail complète efficacement votre stratégie de prévention.
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Renouveler l’air pour évacuer les polluants
Dans un open space, l’air intérieur est souvent plus pollué que l’air extérieur à cause du CO2 accumulé et des particules en suspension. Un air confiné favorise la somnolence, les maux de tête et la survie des virus.
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La règle des 5 minutes : Même si le bâtiment dispose d’une climatisation ou d’une VMC, rien ne remplace l’aération naturelle. Ouvrir les fenêtres seulement 5 minutes, deux à trois fois par jour, permet de renouveler intégralement l’air de votre zone sans refroidir durablement la pièce.
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Le bénéfice cognitif : Ce shoot d’oxygène immédiat permet de dissiper le « brouillard mental » et de relancer la concentration pour la suite de la journée. C’est un geste simple qui protège à la fois votre santé respiratoire et votre efficacité.
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4. Se protéger du bruit en open space
Même si vous mettez en place des règles de fonctionnement comme énoncées ci-dessus, Il sera tout de même difficile d’éviter le bruit à 100%. Le bruit ambiant est le premier facteur de stress en entreprise. En 2026, la technologie est votre meilleure alliée.
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La solution : Investissez dans un casque à réduction de bruit active (ANC). C’est le signal universel pour dire : « Je suis en mode concentration profonde ».
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Alternative : Si l’espace le permet, utilisez les cabines acoustiques (phone booths) pour vos appels afin de ne pas impacter vos voisins.
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5. Rester convivial en open space
Travailler en open space demande des qualités relationnelles et le sens de la communication :
- Faire preuve d’empathie et développer votre écoute active.
- Apprendre à gérer les conflits latents.
- Gérer vos émotions.
- Affirmer vos points de vue dans le respect des autres.
De même, ce n’est pas parce qu’un collègue est à deux mètres qu’il est disponible pour vous répondre. Privilégiez les outils comme Slack, Teams ou l’email pour les questions non urgentes. Cela permet à votre interlocuteur de traiter l’information au moment le plus opportun pour lui, respectant ainsi son flux de travail.
Par ailleurs, il s’avère important de construire une vie et une ambiance de groupe. Par exemple, instaurer des moments festifs hebdomadaires ou mensuels pour se retrouver autour d’un petit déjeuner, un anniversaire ou une fête. Cela permet de renforcer les liens et de créer un climat sain et convivial ou chacun aura plaisir à vivre.
6. Faire des pauses en open space
Pour tenir sur la durée, votre cerveau a besoin de « vraies » pauses. Les pauses régulières sont donc nécessaires pour vous ressourcer, éviter la fatigue et augmenter votre efficacité.
Un minimum de deux pauses (milieu de matinée et milieu d’après-midi) en plus de la pause déjeuner sont indispensables pour :
- vous étirer, bailler,
- faire une respiration profonde,
- vous hydrater : boire de l’eau, un café ou une infusion,
- manger une pomme, un carré de chocolat,
- si vous pouvez, sortez dehors vous aérez, sinon bougez, marchez dans le couloir.
La règle d’or : Ne déjeunez jamais à votre bureau. Sortez de l’open space, marchez 10 minutes ou changez d’étage. Rompre le contact visuel avec votre poste de travail permet une déconnexion mentale indispensable pour éviter l’épuisement professionnel.
La pause déjeuner est nécessaire pour vous isoler dans un endroit calme et serein ou faire une promenade dans un parc ou un square si vous en avez un près de votre lieu de travail.
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7. Gérer son stress en open space
L’environnement ouvert est, par nature, un catalyseur de stress. Pour ne pas vous laisser déborder, il est impératif d’identifier rapidement la source de vos tensions afin d’agir sur le bon levier.
- Si cela provient du comportement de vos collègues de travail (bruit, interruptions, manque de discrétion), la clé est la communication non-violente. Exprimez votre ressenti sans accuser (« J’ai des difficultés à me concentrer avec ce niveau sonore« ) et co-construisez une solution qui respecte les besoins de chacun. Une mise au point rapide permet souvent de désamorcer des agacements qui, accumulés, mènent au surmenage.
- Si cela provient de l’organisation de l’open space, discutez avec vos collègues pour trouver des solutions.
Ne restez jamais seul face au stress de l’open space. Si le dialogue ne suffit pas, sollicitez votre manager ou la médecine du travail pour ajuster votre environnement avant que la fatigue émotionnelle ne s’installe.
Car voici ce qui risque de se passer si vous ne mettez pas en pratique ces conseils !
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Conclusion : Vers un équilibre durable
L’open space ne doit pas être synonyme de survie. En combinant outils technologiques, respect mutuel et aménagement intelligent, il est possible de concilier performance et bien-être.
Vous sentez que votre énergie s’épuise malgré ces conseils ? Consultez notre article sur comment écouter les signaux avant l’épuisement au travail.
Si votre entreprise le permet, privilégier le télétravail peut ouvrir une bulle d’oxygène en gérant ses missions chez toi dans un environnement approprié permettant le confort, la sérénité et la concentration.
Et vous, quels sont vos astuces pour survivre en open space ?






Merci pour ces conseils, à noter que le choix du mobilier open space peut également jouer sur le bien être des employés en open space